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Monique Amaury - juin
2009
Gérard Racofier - avril 2008 Christine Godard - mars 2008 Christine Godard - janvier 2007 Colette Ducreux - octobre 2007 Gérard Racofier - 2007 Alain Deschamps - 2007 La chorale ! Une vie ... Pour
certains,
c’est une évidence… des rencontres y sont pour quelque
chose ! Un
lien très fort
nous unit, quels que soient les sentiments que nous ressentions les uns
pour
les autres : c’est la magie du chant lui-même, qui
opère ! A
ce propos,
comment ça vous est venu, l’idée de faire partie d’une
chorale ? Que
faire ?
S’organiser ? Facile, vous me direz :
« Allez écouter une
chorale et vous verrez comment ça
fonctionne ». Et me voilà sur le
quai de Jemmapes devant les choristes du CRIFC un jour de fête de la
musique…
c’est là que tout a commencé ! Leur
concert au
Cirque d’hiver… impossible d’y échapper… la fascination
totale !
Participation à toutes les chansons … avec l’émotion !…Prenez
mon
inscription, je vous en prie !! Il faut encore passer Six
ans
déjà ! Et depuis quatre ans une belle évolution : mes
émotions se
sont confirmées au gré des rencontres, des concerts, des découvertes,
de mes
coups de pompe et du partage de tout cela avec Martin et ces choristes
en qui
j’ai découvert des amis. Observer
le
chœur : ce qui nous unit, c’est d’abord l’envie de partager
ensemble ce
plaisir de mettre dans ces chansons le meilleur de nous-mêmes. Une
façon pour
chacun de se surpasser : ce n’est pas anodin, ce goût du
partage avec un
objectif précis. Ce n’est pas sectaire, bien au contraire car on ne
demande
qu’à s’ouvrir sur l’extérieur. Mais on finit par ne plus pouvoir s’en
passer Une
drogue ? Que nenni ! (L’amour peut-il être considéré
comme une
drogue ?) A
un moment que
j’ai appelé un « coup de pompe », j’ai cru que je
n’arriverais pas à
m’organiser pour chanter l’année prochaine, que ma voix flancherait,
que le
répertoire était un peu tristounet (comme mon moral du moment, sans
doute),
qu’en s’éloignant de Créteil ça me rallongerait le trajet, que personne
ne
viendrait écouter mes concerts, que…. Malgré
toutes ces
jérémiades, j’ai pris mon bulletin de réinscription et je l’ai
rempli : mais
oui !! Mais
non, mon bon
Monsieur : je viens seulement de réaliser une chose très
simple. Ce chœur,
je l’aime, il m’entraîne, il me booste car mes amis, ce sont de vrais
« copains d’abord » que j’y retrouve et en plus son
objectif
correspond à mes attentes : tout ce que j’ai découvert en
chantant n’a pas
de prix ! J’ai plein
d’autres occupations en dehors de la chorale, mais là je réalise que le
chœur,
c’est ma vie !
Chanter dans ces folles lumières pour la douceur de vivre Rêver ce temps qui s’ouvre à de nouveaux regards Instants de douce éternité menant aux matins bleus Fêter ensemble l’inaccessible étoile pour enfin Cueillir au vol ces notes légères qui nous portent vers demain
Contre vents et marées chantons le temps à venir Rêvons à l’impossible, regards légers tournés vers l’azur Il y aura toujours chez nous des allumeurs d’étoiles Fils ténus tendus vers des soirs pleins de promesses Chœur qui bat pour chanter ce que la vie révèle
C
hansons cadeaux mises en scène,
Bien sûr il a le trac, Bien sûr il est royal, Bien sûr il a ses potes, Bien sûr il est complexe, Bien sûr il fait son show, Bien sûr il joue un rôle, Bien sur il est très triste, Bien sûr, le choriste sur scène il est pluriel ! il a le trac ! il est royal ! il a ses potes ! il fait son show, il joue un rôle ! le choriste sur scène!... Il est l'hôte des villes urbaines ! Il répète d'un air schizophrène ! Il est flamboyant sans migraine ! Il peut tresser des games de 'je t'aime' ! Il rêve déjà à une scène parisienne !! le choriste sur scène!!... Bien sûr il est très triste,
Soir d’avril ! Cinquante sept ans ! On se
laisse griser,
DES BULLES
DANS L’ECRITURE POUR DESSINER LE MONDE L’imprévisible
est de tous les instants. Faim d’idéal, porteuse d’étincelles de vie
rêvée ; oser dire pour ne pas être coupé du reste du monde,
pour
être aimé sans l’avoir mérité, pour rêver à deux la perfection…
Sortir de soi pour dessiner le monde ; regarder là-bas, toujours plus loin, pour mieux se rapprocher de soi-même, se conjuguer aux autres pour que le passé décomposé devienne enfin plus que parfait. Dépasser l’espace des possibles pour cueillir tous les parfums de l’être qui jusqu’alors sommeillait au creux de notre conscience, c’est se permettre d’entendre enfin la fantaisie de toute espérance… La rosée nous questionne dans sa fraîcheur diaphane : « Qu’est-ce que réussir sa vie ? » La réponse fait naître une nouvelle question : c’est un choc, un instant d’éternité, un voile de mystère, quelques pointillés menant à cette ligne diaphane où se perdent soudain nos pas. La misère des fleurs apprivoisées se dessine sur la portée des rayons de lune. Les mots chargés de promesses, comme des soleils pétris d’espérance s’envolent, libres de toute entrave pour nous écrire calmement dans la poussière d’étoiles. C’est comme
un rêve
d’enfant : on jette un regard vers hier puis on
s’arrête pour
respirer les parfums d’avenir afin de mieux repartir vers ces
ailleurs inexplorés. Bientôt poindra l’aube d’un printemps de
promesses, de douces caresses sur la joue, de brise légère qui nous
emportera vers les matins bleus. Quelques mots saisis au vol nous ramènent à nos doutes, au mal d’enfance revisitée, avant d’atteindre les sommets embrumés d’espoirs alanguis. Le sentier parfumé file vers la petite rue ouvrant la route qui ne sera plus celle des amours contrariées. Je regarde au loin pour m’envelopper de ciel bleu, laisser enfin pâlir les gros nuages lourds qui disparaîtront bientôt comme se dissipera aussi la brume qui nourrit mes rêves les plus fous. Au-delà des lendemains qui chantent, des mains se nouent tandis que naissent, dans le temps qui s’étire, des amours fous porté par un souffle de tendresse … Le
bonheur pourrait bien nous tendre enfin les bras et
habiller
nos rêves du tissu fragile de nos désirs en guidant nos pas dans
l’audace retrouvée Gérard
Racofier
Metamorphoses Le Lac grimace sous un vent de froidures, Son miroir est barré d’horizons détrempés. Une pluie de cyclone emmêle les ramures Et affuble la nature de rameaux décoiffés. D’une brusque trouée, presque une apostrophe, L’aubaine est trop bonne pour les cieux en bataille. Un air de requiem alerte les vieux chênes, Décidant un repli, dans l’espoir d’un répit, La brume monte du Lac, juste après la tourmente. Répudié par les siens, il croyait en son Lac. La vallée se relève, Lamartine se redresse.
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