Paroles de choristes

 

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Paroles de choristes


Christiane Magot - juin 2010
Monique Amaury - juin 2009
Gérard Racofier - avril 2008
Christine Godard - mars 2008
Christine Godard - janvier 2007
Colette Ducreux - octobre 2007
Gérard Racofier - 2007
Alain Deschamps - 2007


Impressions de concert ... 


Le temps passe mais le beau demeure. Une saison s'est écoulée avec au final ses émerveillements attendus et ses découvertes inespérées. 
Les spectateurs, dont d'anciens choristes, ont été comblés, cela ne fera sans doute qu'aiguiser leur appétit pour des nourritures esthétiques à venir.
Il faut oublier une idée de la chanson qui se rattache au seul 20ème siècle et le Choeur Régional Ile-de-France Chansons a su s'adapter à celui où nous vivons.
Martin Le Ray est un  homme de son époque et porte haut les valeurs des auteurs-compositeurs et le public a été conquis aussi par sa puissance du geste d'une belle éloquence maîtrisant le temps et l'espace.
Le piano n'est plus un instrument, il fait partie du Choeur et sous le doigté de Guillaume Le Ray il devient musique superbement contrôlée, exprimée, avec fermeté et puissance.
Mise en valeur du choeur par des jeux de lumières sur les différents niveaux des tableaux par Elias.
Sonorisation ne couvrant jamais les voix déliées grâce à Olivier Coquelin.
Somme toute tout ce monde la est curieux de la découverte, de l'engagement du choeur Régional Ile-de-France Chansons qui fait la part belle à la chanson dans sa complexe diversité.
On ne peut qu'être fier(e) d'y être choriste.
 
                                                                            Christiane Magot
                                                                             juin 2010

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La chorale ! Une vie ...

Lors de nos « entretiens » à bâtons rompus, l’observation des choristes que nous sommes m’a inspiré cette réflexion : le chœur change-t-il nos vies ?

Pour certains, c’est une évidence… des rencontres y sont pour quelque chose ! 
Et pour toi, qu’en est-il ?  Tu as rencontré l’amour sur ton chemin ?
D’accord, ce n’est pas une agence matrimoniale, un chœur… pourtant !!
L’un n’empêche pas l’autre.

Un lien très fort nous unit, quels que soient les sentiments que nous ressentions les uns pour les autres : c’est la magie du chant lui-même, qui opère !

A ce propos, comment ça vous est venu, l’idée de faire partie d’une chorale ?
Vous aimiez chanter ? Oui, moi aussi !
Chanter quoi ? Des chansons bien sûr ! Mais pas des airs d’opéra car je ne crois pas avoir la voix d’une diva. Chanter toute seule dans ma salle de bains, oui… mais ce n’est qu’une mise en voix …pas terrible le matin à jeun. Et puis, chanter à plusieurs, c’est plus sympathique. Faire la fête, je suis toujours prête ! Mais … chanter spontanément, voire sauvagement, ce n’est pas toujours marrant, il n’y a que moi que ça amuse vraiment.

Que faire ? S’organiser ? Facile, vous me direz : « Allez écouter une chorale et vous verrez comment ça fonctionne ». Et me voilà sur le quai de Jemmapes devant les choristes du CRIFC un jour de fête de la musique… c’est là que tout a commencé !

Leur concert au Cirque d’hiver… impossible d’y échapper… la fascination totale ! Participation à toutes les chansons … avec l’émotion !…Prenez mon inscription, je vous en prie !! Il faut encore passer la sélection. Allez ! … « C’est bon si aux chorés tu arrives à t’adapter ».

Six ans déjà ! Et depuis quatre ans une belle évolution : mes émotions se sont confirmées au gré des rencontres, des concerts, des découvertes, de mes coups de pompe et du partage de tout cela avec Martin et ces choristes en qui j’ai découvert des amis.

Observer le chœur : ce qui nous unit, c’est d’abord l’envie de partager ensemble ce plaisir de mettre dans ces chansons le meilleur de nous-mêmes. Une façon pour chacun de se surpasser : ce n’est pas anodin, ce goût du partage avec un objectif précis. Ce n’est pas sectaire, bien au contraire car on ne demande qu’à s’ouvrir sur l’extérieur. Mais on finit par ne plus pouvoir s’en passer Une drogue ? Que nenni ! (L’amour peut-il être considéré comme une drogue ?)

A un moment que j’ai appelé un « coup de pompe », j’ai cru que je n’arriverais pas à m’organiser pour chanter l’année prochaine, que ma voix flancherait, que le répertoire était un peu tristounet (comme mon moral du moment, sans doute), qu’en s’éloignant de Créteil ça me rallongerait le trajet, que personne ne viendrait écouter mes concerts, que….

Malgré toutes ces jérémiades, j’ai pris mon bulletin de réinscription et je l’ai rempli : mais oui !!
Quelle mouche m’a piquée ? Je ne sais plus ce que je veux ?

Mais non, mon bon Monsieur : je viens seulement de réaliser une chose très simple. Ce chœur, je l’aime, il m’entraîne, il me booste car mes amis, ce sont de vrais « copains d’abord » que j’y retrouve et en plus son objectif correspond à mes attentes : tout ce que j’ai découvert en chantant n’a pas de prix !

J’ai plein d’autres occupations en dehors de la chorale, mais là je réalise que le chœur, c’est ma vie !

Monique Amaury
juin 2009

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Texte Acrostiche sur le CRIFC

Chanter dans ces folles lumières pour la douceur de vivre

Rêver ce temps qui s’ouvre à de nouveaux regards

Instants de douce éternité menant aux matins bleus

Fêter ensemble l’inaccessible étoile pour enfin

Cueillir au vol ces notes légères qui nous portent vers demain

 

Contre vents et marées chantons le temps à venir

Rêvons à l’impossible, regards légers tournés vers l’azur

Il y aura toujours chez nous des allumeurs d’étoiles

Fils ténus tendus vers des soirs pleins de promesses

Chœur qui bat pour chanter ce que la vie révèle

 

Gérard Racofier
11 avril 2008

 

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Texte Acrostiche sur le

Choeur Régional Ile de France Chansons.

C hansons cadeaux mises en scène, 
H ommage à ceux qu'on aime, 
O ù les notes sonnent, 
E t les mots détonnent. 
U n piano, une guitare, une basse, une batterie et des mains ouvertes,
R ythment ce soir nos coeurs en fête.

 
R ires cadencés en pantalons noirs,
E t les mélodies animent notre mémoire.
G ants blancs sous le feu de l'amour,
I mpossible quête, un rêve pour toujours.
O n dirait que c'est normal !.
N os accords ont une âme musicale,
A ccrochée et suspendue à une drôle de vie, 
L umière au firmament de la poésie.

 
I ls, elles, vous, nous sans détour,
L a magie des Vingt-ans, le Grand Retour,
E ntrainent nos pas sous des paillettes de velours.

 
D o, ré, mi, fa éclatent sous la clé de sol,
E t les harmoniques se glissent dans les paraboles.

 
F erveurs aux couleurs de la liberté,
R oulent nos joies, la paix et nos amitiés.
A u gré d'une émotion,
N os voix s'élèvent à l'unisson.
C oulent nos peurs derrière les décors,
E t la musique nous transportent à cris, à corps.

 
C' est ainsi que ces petits riens effacent nos incertitudes,
H armonisent et illuminent nos sublimes habitudes.
A nnées passées enchantées dans ce monde virtuel,
N ous renaissons chaque fois dans les sunlights des décibels,
S ous votre regard sympathique, fidèle public,
O ù vos bravos touchent nos sensibilités artistiques.
N ous vivons hors du temps dans l'ivresse bohème,
S ous le totem de votre tendresse et richesse : Merci, le Choeur vous aime!.

  

Christine Godard
23 & 24 mars 2008

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Le choriste sur scène.

 
Bien sûr, il est pluriel,
Le choriste sur scène,
Air conquérant d'outre-ciel,
Il est l'hôte des villes urbaines.

Bien sûr il a le trac,
Le choriste sur scène,
Haut les masques et come-back,
Il interprète soudain l'Ile Hélène.

Bien sûr il est royal,
Le choriste sur scène,
Soif d'émotions sans escale,
Il donne une bouffée d'oxygène.

Bien sûr il a ses potes,
Le choriste sur scène,
Trompe-Amour et croque-notes,
Il brûle les planches avec dégaine.

Bien sûr il est complexe,
Le choriste sur scène,
Accents aigus circonflexes,
Il répète d'un air schizophrène.

Bien sûr il fait son show,
Le choriste sur scène,
Badinage un peu solo,
Il est flamboyant sans migraine.

Bien sûr il joue un rôle,
Le choriste sur scène,
Kaléidoscope très drôle,
Il peut tresser des games de 'je t'aime'.

Bien sur il est très triste,
Le choriste sans scène,
Rideau fermé, plus d'artiste !
Il rêve déjà à une scène parisienne !.

Bien sûr, le choriste sur scène

il est pluriel !

il a le trac !

il est royal !

il a ses potes !
il est complexe !

il fait son show,

il joue un rôle !

le choriste sur scène!...

Il est l'hôte des villes urbaines !
Il interprète soudain l'Ile Hélène !
Il donne une bouffée d'oxygène !
Il brûle les planches avec dégaine !

Il répète d'un air schizophrène !

Il est flamboyant sans migraine !

Il peut tresser des games de 'je t'aime' !

Il rêve déjà à une scène parisienne !!

le choriste sur scène!!...

Bien sûr il est très triste,
Le choriste sans scène,
Rideau fermé, plus d'artiste !

 

Christine Godard
31/01/07

 

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On n’est pas sérieux quand ….


On n'est pas sérieux, quand on a cinquante sept ans.
J’ai décidé de chanter, suivre mes rêves d’enfant,
Je suis restée jeune, malgré tout ce temps,
Je veux me faire plaisir, penser à moi maintenant.
On n'est pas sérieux, quand on a cinquante sept ans.
La mamie est pressée, un rendez vous galant ?
Vite, vite, je me dépêche, au revoir, les enfants.
Ma parole, c’est une secte, cette chorale, non ?

Soir d’avril ! Cinquante sept ans ! On se laisse griser,
C’est comme du champagne qui vous monte à la tête,
On s’abandonne enfin… on est bien entouré
Par tous ces cœurs joyeux venus pour faire la fête.
²On n'est pas sérieux, quand on a cinquante sept ans.
J’ai vécu ces années, mais bien vides pourtant,
Manquaient les émotions, manquaient les sentiments,
Et surtout ce partage avec vous tous maintenant,
On n'est pas sérieux, quand on a cinquante sept ans !

Colette Ducreux
24 octobre 2007


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DES BULLES DANS L’ECRITURE POUR DESSINER LE MONDE

 

L’imprévisible est de tous les instants. Faim d’idéal, porteuse d’étincelles de vie rêvée ; oser dire pour ne pas être coupé du reste du monde, pour être aimé sans l’avoir mérité, pour rêver à deux la perfection…

Sortir de soi pour dessiner le monde ; regarder là-bas, toujours plus loin, pour mieux se rapprocher de soi-même, se conjuguer aux autres pour que le passé décomposé devienne enfin plus que parfait. Dépasser l’espace des possibles pour cueillir tous les parfums de l’être qui jusqu’alors sommeillait au creux de notre conscience, c’est se permettre d’entendre enfin la fantaisie de toute espérance…

La rosée nous questionne dans sa fraîcheur diaphane : « Qu’est-ce que réussir sa vie ? » La réponse fait naître une nouvelle question : c’est un choc, un instant d’éternité, un voile de mystère, quelques pointillés menant à cette ligne diaphane où se perdent soudain nos pas.

La misère des fleurs apprivoisées se dessine sur la portée des rayons de lune. Les mots chargés de promesses, comme des soleils pétris d’espérance s’envolent, libres de toute entrave pour nous écrire calmement dans la poussière d’étoiles.

C’est comme un rêve d’enfant : on jette un regard vers hier puis on s’arrête pour respirer les parfums d’avenir afin de mieux repartir vers ces ailleurs inexplorés. Bientôt poindra l’aube d’un printemps de promesses, de douces caresses sur la joue, de brise légère qui nous emportera vers les matins bleus.
Dans un soupir d’infinie douceur, on pourra alors boire jusqu’à l’ivresse la pâle jeunesse du jour se levant dans un instant d’éternité.

Quelques mots saisis au vol nous ramènent à nos doutes, au mal d’enfance revisitée, avant d’atteindre les sommets embrumés d’espoirs alanguis. Le sentier parfumé file vers la petite rue ouvrant la route qui ne sera plus celle des amours contrariées.

Je regarde au loin pour m’envelopper de ciel bleu, laisser enfin pâlir les gros nuages lourds qui disparaîtront bientôt comme se dissipera aussi la brume qui nourrit mes rêves les plus fous.

Au-delà des lendemains qui chantent, des mains se nouent tandis que naissent, dans le temps qui s’étire, des amours fous porté par un souffle de tendresse …

Le bonheur pourrait bien nous tendre enfin les bras et habiller nos rêves du tissu fragile de nos désirs en guidant nos pas dans l’audace retrouvée

Gérard Racofier 
2007

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Metamorphoses

Le Lac grimace sous un vent de froidures,
Son miroir est barré d’horizons détrempés.
Une pluie de cyclone emmêle les ramures
Et affuble la nature de rameaux décoiffés.

D’une brusque trouée, presque une apostrophe,
Une silhouette s’y encadre, venue de nulle part.
Un homme sur un cheval traverse le décor,
Allant à contre temps, d’une allure de ballade.

L’aubaine est trop bonne pour les cieux en bataille.
Les grains s’alignent, les bourrasques forcissent,
Fustigeant les intrus les nuages s’acharnent
Et de l’eau en cascade s’abat sur ces cibles

Un air de requiem alerte les vieux chênes,
L’estocade se rapproche, le poète la devine.
Il libère sa monture, le privant de retraite,
Ne sachant que choisir, se rallier, ou mourir.

Décidant un repli, dans l’espoir d’un répit,
Il surprend un bosquet, dressé en barricade.
La résistance l’encourage à en prendre parti,
Il se fait chevalier, pour bouter la tornade.

La brume monte du Lac, juste après la tourmente.
Timidement d’abord, puis en larges volutes.
Un grand espace blanc, terre et ciel confondus,
Offre la nature d’une langueur apaisante

Répudié par les siens, il croyait en son Lac.
Le prier d’un sursis, pour alléger sa peine.
Mais voilà qu’un gros temps, en rudoyant son âme,
A échauffé ses sens, puis réveillé sa verve.

La vallée se relève, Lamartine se redresse.
Il renverse son destin, ses habits de tribun,
Les états de sa gloire, ses douloureux revers.
Ne conserve que la plume, pour vertu de demain.


Alain Deschamps
2007

 

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